Marché immobilier de Mascouche : ce qui s’est vendu cet été, secteur par secteur
La rentrée est le bon moment pour faire le bilan. Les plus récentes statistiques municipales de l’APCIQ couvrent le deuxième trimestre de 2026, soit d’avril à juin, et les données de juillet et d’août montrent comment la Rive-Nord a terminé l’été. Plutôt que de parler de Mascouche comme d’un seul bloc, ce portrait compare les grands ensembles bâtis de la ville, parce qu’un bungalow de 1975, une maison ancienne du village et un condo près de la gare ne vivent pas du tout le même marché. Pour le portrait complet de la ville, de ses écoles et de ses transports, consultez la page de votre courtier immobilier à Mascouche.
Le marché mascouchois en bref
À Mascouche, le marché de la maison unifamiliale demeure à l’avantage des vendeurs : prix médian de 615 000 $ au deuxième trimestre de 2026 (+6 % sur un an) et vente en 23 jours en moyenne. L’offre grimpe toutefois, les ventes reculent et le segment de la copropriété donne nettement plus de choix aux acheteurs qu’il y a un an.
Les chiffres du trimestre racontent une même histoire : moins de transactions, plus de propriétés à vendre, mais des prix qui tiennent. Selon les statistiques Centris de Mascouche, 214 ventes résidentielles ont été conclues d’avril à juin (-18 % sur un an), dont 127 maisons unifamiliales. Pendant ce temps, 317 nouvelles inscriptions sont arrivées sur le marché (+15 %) et le nombre de propriétés en vigueur a atteint 215 (+25 %). Sur les douze derniers mois, le prix médian d’une unifamiliale s’établit à 606 062 $, en hausse de 8 %.
L’été a prolongé cette tendance à l’échelle régionale. En août, la Rive-Nord a enregistré 667 ventes, en baisse de 9 %, alors que l’inventaire bondissait de 26 %, et le prix médian unifamilial s’y maintenait à 600 000 $ (Journal Métro, d’après l’APCIQ). L’APCIQ résume la situation ainsi : le rééquilibrage du marché gagne désormais les couronnes, mais l’unifamiliale reste à l’avantage des vendeurs dans la majorité des secteurs de la région métropolitaine.
Mascouche et ses voisins – 2e trimestre 2026
| Indicateur | Mascouche | Terrebonne | Rive-Nord |
| Prix médian – unifamiliale | 615 000 $ (+6 %) | 583 500 $ (+1 %) | 600 000 $ (+6 %) |
| Délai de vente moyen – unifamiliale | 23 jours | 25 jours | 28 jours |
| Prix médian – copropriété | 362 250 $ (+3 %) | 381 000 $ (+5 %) | 370 000 $ (+3 %) |
| Délai de vente moyen – copropriété | 30 jours | 36 jours | 38 jours |
Sources : APCIQ par le système Centris, Baromètre du marché résidentiel – RMR de Montréal, 2e trimestre 2026 (secteurs 29 et 30), et statistiques Centris par municipalité. Variations calculées sur un an.
Le Vieux-Mascouche : un bâti ancien et un programme de revitalisation municipal
Le noyau villageois, qui s’étire le long de la rivière Mascouche et du chemin Sainte-Marie, est le secteur le plus singulier de la ville. On y trouve des maisons anciennes, des terrains souvent généreux et un environnement que les quartiers récents ne peuvent pas reproduire, avec le Domaine seigneurial, devenu parc métropolitain, à proximité. La Ville y a lancé en 2016 un programme de revitalisation destiné à aider les propriétaires à rénover leurs bâtiments. Les modalités en vigueur sont à vérifier auprès du Service de l’urbanisme avant tout projet.
Sur le plan du marché, c’est le secteur où les comparaisons sont les plus difficiles. Les transactions y sont peu nombreuses et chaque propriété est presque unique : l’état de la structure, la qualité des rénovations passées, le cachet conservé et la taille du terrain font varier la valeur bien plus que dans un quartier homogène. Une maison du village bien entretenue et bien présentée trouve preneur auprès d’acheteurs qui cherchent précisément ce caractère. Une propriété qui demande des travaux importants, elle, attire un bassin d’acheteurs plus restreint et exige plus de patience.
Les secteurs de bungalows des années 1970-1980
Une grande partie du visage résidentiel de Mascouche date de l’ouverture de l’autoroute 25 en 1971. La population a alors plus que doublé en dix ans, passant de 8 812 habitants en 1971 à 20 345 en 1981, selon l’Encyclopédie canadienne. Cette vague de construction a donné naissance à des rues entières de bungalows et de maisons à paliers, souvent revêtus de brique, qui servent aujourd’hui de porte d’entrée vers l’unifamiliale pour bien des familles. Les secteurs établis plus anciens, comme Mascouche Heights ou Moorcrest, sont décrits dans le guide des quartiers de Mascouche.
C’est aussi là que se joue l’essentiel du marché. Selon le baromètre de l’APCIQ, la fourchette de 450 000 $ à 760 000 $, celle qui englobe le prix médian de la ville, a enregistré en moyenne 29 ventes d’unifamiliales par mois au cours des douze derniers mois, pour une cinquantaine de propriétés à vendre. Cela représente 1,7 mois d’inventaire, le niveau le plus serré de toutes les gammes de prix à Mascouche.
Dans ces secteurs, l’écart de prix entre deux maisons voisines tient surtout aux mises à jour déjà faites : fenêtres, toiture, électricité, sous-sol aménagé et état de la maçonnerie. Une maison rafraîchie se vend rapidement. Une maison d’origine se vend aussi, mais la négociation porte alors sur ce que révélera l’inspection préachat.
Les développements récents et le secteur de la gare
Depuis la mise en service de la gare de Mascouche le 1er décembre 2014, le secteur de l’avenue de la Gare s’est densifié, notamment avec des immeubles en copropriété. La ligne de train exo 15 y prend son départ et, depuis janvier 2026, rejoint la gare Côte-de-Liesse, où une correspondance avec le REM mène au centre-ville. À cela s’ajoutent les quartiers d’unifamiliales plus récents, construits au fil des dernières décennies, qui proposent des maisons plus grandes et des finitions actuelles.
C’est dans la copropriété que le changement est le plus visible. Au deuxième trimestre, 94 condos étaient à vendre à Mascouche, soit 51 % de plus qu’un an plus tôt, pour 80 ventes (-17 %). Le prix médian a tout de même progressé de 3 %, à 362 250 $. En juillet, l’APCIQ classait Mascouche parmi les secteurs de la Rive-Nord où l’offre de copropriétés augmente le plus, avec 86 inscriptions en vigueur (+48 %). Concrètement, l’acheteur de condo a aujourd’hui le temps de comparer.
Les maisons haut de gamme, souvent situées dans les secteurs plus récents ou sur de grands terrains, suivent une dynamique semblable. Au-delà de 910 000 $, on comptait en moyenne une vingtaine de propriétés à vendre pour environ quatre ventes par mois, soit 5,1 mois d’inventaire. Le marché y reste techniquement favorable aux vendeurs selon la grille de l’APCIQ, mais les délais s’allongent nettement.
Ce qui se vend vite, ce qui stagne
En croisant les données du trimestre et celles de l’été, quatre constats ressortent pour Mascouche.
L’unifamiliale sous les 760 000 $ se vend vite
Avec 1,7 mois d’inventaire et un délai moyen de 23 jours au deuxième trimestre, c’est le segment le plus disputé de la ville. Les maisons bien préparées et affichées au bon prix y trouvent encore preneur rapidement.
Le haut de gamme ralentit
Entre 760 000 $ et 910 000 $, l’inventaire grimpe à 3,1 mois, puis à 5,1 mois au-delà. Les acheteurs de cette gamme sont moins nombreux et prennent leur temps.
La copropriété offre plus de choix
L’inventaire de condos a progressé d’environ 50 % en un an. Les prix tiennent, mais les unités qui se démarquent mal restent plus longtemps sur le marché.
Le prix de départ fait toute la différence
Avec davantage de propriétés à comparer, les acheteurs repèrent vite une maison surévaluée. Celles qui ne se vendent pas dans les premières semaines finissent souvent par subir des baisses de prix successives.
Ce que ce portrait change si vous vendez
Si vous possédez une unifamiliale dans la gamme de prix la plus active, la demande est encore au rendez-vous, mais les acheteurs comparent davantage qu’au printemps 2025. Le prix doit s’appuyer sur les ventes récentes de votre secteur, pas sur le prix demandé par le voisin. Pour comprendre la méthode, l’article Comment évaluer la valeur marchande d’une maison? détaille les critères qui comptent réellement.
Si votre propriété est haut de gamme, atypique ou située dans le Vieux-Mascouche, prévoyez un délai plus long et une mise en marché plus ciblée. Et si vous vendez un condo, la concurrence est réelle : présentation soignée, documents de copropriété prêts et prix réaliste deviennent décisifs. Les signaux qui expliquent une vente qui traîne sont décrits dans Pourquoi une propriété ne se vend pas. Pour un point de départ chiffré, vous pouvez demander une évaluation de votre propriété.
Ce que ce portrait change si vous achetez
Le marché vous donne plus de marge qu’il y a un an, mais pas partout. En copropriété, l’offre abondante permet de comparer, de visiter sans précipitation et de négocier certaines conditions. Prenez le temps d’examiner les frais de condo et l’état du fonds de prévoyance, comme l’explique notre guide d’achat de condo. Dans le haut de gamme, le vendeur sait que les acheteurs sont plus rares, ce qui ouvre la porte à la discussion.
Pour une unifamiliale sous les 760 000 $, en revanche, la compétition reste vive. Arrivez avec une préapprobation hypothécaire à jour et une idée claire du secteur qui vous convient : la proximité de la gare si vous faites la navette en train, le cachet du Vieux-Mascouche si le caractère compte plus que les finitions, ou un bungalow à rafraîchir si l’espace et le budget priment. L’alerte immobilière permet de recevoir les nouvelles inscriptions qui correspondent à vos critères, et les propriétés actuellement à vendre donnent une idée concrète de l’offre.
Questions fréquentes sur le marché immobilier de Mascouche
Le marché immobilier de Mascouche favorise-t-il les acheteurs ou les vendeurs en ce moment ?
Les vendeurs d’unifamiliales gardent l’avantage, mais à des degrés très différents selon le prix : 1,7 mois d’inventaire entre 450 000 $ et 760 000 $, contre 5,1 mois au-delà de 910 000 $, selon l’APCIQ. En copropriété, l’offre a bondi d’environ 50 % en un an et les acheteurs ont nettement plus de choix.
Les prix ont-ils continué de monter à Mascouche cet été ?
Au deuxième trimestre, le prix médian d’une unifamiliale à Mascouche a progressé de 6 %, à 615 000 $. Les données municipales de juillet à septembre seront publiées en octobre ; d’ici là, la Rive-Nord affichait en août un prix médian unifamilial de 600 000 $, en hausse de 4 % sur un an.
Combien coûte une maison à Mascouche par rapport à Terrebonne ?
Au deuxième trimestre de 2026, le prix médian d’une unifamiliale était de 615 000 $ à Mascouche, contre 583 500 $ dans le secteur de Terrebonne. La copropriété était un peu moins chère à Mascouche : 362 250 $ contre 381 000 $ à Terrebonne.
Le marché a-t-il ralenti à Mascouche ?
Le nombre de transactions, oui : 214 ventes résidentielles au deuxième trimestre, 18 % de moins qu’un an plus tôt, alors que les propriétés à vendre ont augmenté de 25 %. En août, la Rive-Nord a poursuivi dans la même direction, avec des ventes en baisse de 9 % et un inventaire en hausse de 26 %. Les prix, eux, ont tenu.
Quels grands types de secteurs distingue-t-on à Mascouche ?
Sur le plan du bâti, on distingue trois ensembles : le Vieux-Mascouche, noyau villageois ancien le long de la rivière ; les secteurs de bungalows et de maisons à paliers construits surtout dans les années 1970 et 1980 ; et les quartiers plus récents, dont le secteur de la gare, où se concentrent plusieurs immeubles en copropriété.
Quelle différence entre acheter dans le Vieux-Mascouche et dans un quartier plus récent ?
Le Vieux-Mascouche offre du cachet, des terrains souvent plus grands et un environnement patrimonial, mais les maisons anciennes demandent une inspection approfondie et un budget d’entretien. Un quartier récent offre des finitions actuelles et moins de travaux à prévoir, généralement sur des terrains plus petits.
Le prix des condos baisse-t-il à Mascouche ?
Non, pas pour l’instant. Le prix médian d’une copropriété a augmenté de 3 % au deuxième trimestre de 2026, à 362 250 $. C’est l’inventaire qui a fortement grimpé, d’environ 50 % en un an, ce qui donne plus de pouvoir de négociation aux acheteurs.
Un bungalow des années 1970 est-il encore une bonne porte d’entrée à Mascouche ?
Pour bien des familles, oui : c’est souvent la façon d’accéder à l’unifamiliale sous le prix médian de la ville. L’écart de prix entre deux bungalows tient surtout aux mises à jour déjà faites (fenêtres, toiture, électricité, maçonnerie). Une inspection préachat rigoureuse permet de chiffrer ce qui reste à faire avant de fixer son offre.
Quelle gamme de prix se vend le plus rapidement à Mascouche ?
La fourchette de 450 000 $ à 760 000 $ est la plus active, avec seulement 1,7 mois d’inventaire selon l’APCIQ. C’est dans cette zone que se situe le prix médian de la ville et que se concentrent la majorité des ventes d’unifamiliales.
Pourquoi les maisons haut de gamme prennent-elles plus de temps à se vendre ?
Le bassin d’acheteurs est plus restreint au-delà de 900 000 $, et ces acheteurs comparent longuement. À Mascouche, on comptait 5,1 mois d’inventaire dans cette gamme, contre 1,7 mois pour les maisons de prix moyen.
Où trouver des statistiques immobilières fiables pour Mascouche ?
Les statistiques trimestrielles de Centris par municipalité et le baromètre de l’APCIQ sont les références. Ils indiquent les ventes, le prix médian, l’inventaire et le délai de vente. Pour une propriété précise, une analyse comparative par un courtier reste nécessaire.
Les données de l’été changent-elles quelque chose pour une mise en vente cet automne ?
Elles confirment que la demande reste solide pour les unifamiliales bien évaluées, mais que l’offre concurrente augmente. L’article Vendre à l’automne ou attendre au printemps compare les deux options en détail.
| Un portrait de votre secteur, par un courtier de Mascouche Sacha Loyer est courtier immobilier résidentiel et commercial agréé DA chez Royal LePage Habitations, dont le bureau est situé au 272, montée Masson, à Mascouche. Fort de plus de 17 ans d’expérience en vente immobilière, il compte plus de 100 propriétés vendues, une note de 5 étoiles sur 82 avis Google et une distinction Top 5 % national de Royal LePage en 2024. Il accompagne vendeurs et acheteurs de Mascouche, de Terrebonne et de la couronne Nord, avec une approche fondée sur l’analyse de la valeur marchande et une mise en marché ciblée. En savoir plus sur Sacha Loyer | Lire les avis clients |
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Sacha Loyer, courtier immobilier résidentiel et commercial agréé DA – Royal LePage Habitations, agence immobilière. Les statistiques présentées décrivent le marché dans son ensemble et ne constituent ni une évaluation ni une garantie de prix ou de délai de vente pour une propriété en particulier.
